Une série de textes expérimentaux pour réfléchir le monde à l’aune de ses basfonds …
νῦν δὲ τὰ μέγιστα τῶν ἀγαθῶν ἡμῖν γίγνεται διὰ μανίας, θείᾳ μέντοι δόσει διδομένης.
« Rien de mieux s’il était démontré que le délire fût un mal : au contraire, les plus grands biens nous arrivent par un délire inspiré des dieux. »244a (texte de Burnet, Platonis Opera, t. II, Oxford, 1901).Traduction de Victor Cousin (Œuvres de Platon, t. VI, 1831)
τῆς δὲ θείας τέτταρα μέρη διελόμενοι τεττάρων θεῶν, μαντικὴν μὲν ἐπίπνοιαν Ἀπόλλωνος θέντες, Διονύσου δὲ τελεστικήν, Μουσῶν δ’ αὖ ποιητικήν, τετάρτην δὲ Ἀφροδίτης καὶ Ἔρωτος, ἐρωτικὴν μανίαν ἐφήσαμέν τε ἀρίστην εἶναι.
« Du délire divin, nous avons distingué quatre parties, rapportées à quatre dieux : à Apollon l’inspiration divinatoire, à Dionysos l’inspiration initiatique, aux Muses l’inspiration poétique, et la quatrième, le délire amoureux, à Aphrodite et à Éros ; et nous avons dit que c’était la meilleure. »265b(texte de Burnet, Platonis Opera, t. II, Oxford, 1901).Traduction de Victor Cousin (Œuvres de Platon, t. VI, 1831)
τῆς δὲ θείας τέτταρα μέρη διελόμενοι τεττάρων θεῶν, μαντικὴν μὲν ἐπίπνοιαν Ἀπόλλωνος θέντες, Διονύσου δὲ τελεστικήν, Μουσῶν δ’ αὖ ποιητικήν, τετάρτην δὲ Ἀφροδίτης καὶ Ἔρωτος, ἐρωτικὴν μανίαν ἐφήσαμέν τε ἀρίστην εἶναι.
« Resterait à savoir, alors, si le terme du mouvement fut un mysticisme complet. On peut donner aux mots le sens qu’on veut, pourvu qu’on le définisse d’abord. À nos yeux, l’aboutissement du mysticisme est une prise de contact, et par conséquent une coïncidence partielle, avec l’effort créateur que manifeste la vie. Cet effort est de Dieu, si ce n’est pas Dieu lui-même. Le grand mystique serait une individualité qui franchirait les limites assignées à l’espèce par sa matérialité, qui continuerait et prolongerait ainsi l’action divine. Telle est notre définition. »
Bergson, Henri. Les Deux Sources de la morale et de la religion. Paris, PUF, 1932, chapitre III, p. 233

Épisodes de fièvre : E∘F. Caveat lector, âme sensible s’abstenir, trigger warning, traumavertissement. Que dis-je ? Attention ! C’est trop sérieux pour l’être…
Dans l’arrogance de la folie et la modestie de sa contemplation. La marche nuptiale aux trombones de guerre, à marche forcée vers la fin.
Je n’ai évidemment aucune preuve pour ce que je raconte. Pensée en dilettante, pourtant portée à creuser, dans un mouvement fiévreux et paranoïaque, les racines du désastre enjoué qui se trame, semblent s’éterniser. De ces mauvaises pièces qui épuisent, tel le trou noir toute forme de vie. Vous me direz que les fins sont souvent tristes ? Ridicules ? Il est à constater qu’il ne restera pourtant toujours que l’horreur de la lâcheté et la bêtise.
Quatre “K” pour deux mots. Utilisateur 01 usite sans vergogne du complot, de la coupure de presse, sans se lasser de Wikipédia. Passons le pied de la porte interdite. Les portes, dont on ne distingue pas le claquement et le bruit de serrure. Convergence, divergence, unité, dichotomie, et le bruit du monde computent les dunes rondes d’une marche aux facéties colériques.
Entre 1893 et 1917 ? Ou en 2027 ? Argos ou son paon ? Comment différencier les deux ? Épisodes de fièvre : E∘F. La fonction de trop (E o F)(x) = E(F(x)) = exp(F(x)). Courroux divagatoire, illusions complotistes, épisodes paranoïdes, des idées noires aux idées folles : la sagesse sur ses pentes déluviées. Dans l’obscurité sans nuage, dans l’averse grondante, signes, rites et symboles forment une brume poisseuse… Ma boussole est son sol : Le mal est dehors.
Sans trouver les délicatesses du visage amène de l’indécence nommée liberté. Dans ces pensées fiévreuses, le fiel fantasmatique est en recherche. Il faut suivre les lignes d’un miroir qui craque ; dans l’esprit qui s’effondre, le marasme coloré s’arrache à la réalité. Sur chaque îlot de verre virevoltant, sombre ou lumineux, s’égare un esseulement : les marques rouges d’une frontière devant laquelle somnole un gardien de ferraille nommé Claude.
Du grand air. Dans les couloirs d’un cerveau malade, Munch crie : « L’effroi vous mange, vous mâche, mais ne vous recrache». Dans l’autre et en amont.
Le grand mystique prolonge l’intuition philosophique et entre en vibration avec l’effort créateur. Sans escarpin, un tango brut ? Pour orchestrer sa fin, la réflexivité suffit. Escapade exploratoire dans le bestiaire contemporain, la fièvre atlante et maladive.
Caveat lector, âme sensible s’abstenir, trigger warning, traumavertissement. Que dis-je ? Attention ! C’est trop sérieux pour l’être…
Épisodes de fièvre : E∘F. Utilisateur 01 use sans vergogne du complot. La fonction de trop (E o F)(x) = E(F(x)) = exp(F(x)). Dans l’arrogance de la folie et la modestie de sa contemplation. Scripte expressionniste de la chambre chinoise : peinture, un pastel, au crayon et une lithographie. Je marche dans les couloirs de l’hôpital « Occident ».



